Réflexion autour des Haïkus :

Karl Mazlo vise à retranscrire, à l’aide de ses savoir-faire, l’expression de cette forme poétique, en échangeant avec des artisans/artistes rencontrées lors de son séjour au Japon. A cette fin, il a forgé une collection d’outils aux formes diverses, tels des pinceaux d’un calligraphe pour ouvrir le début d’un dialogue autour la matière. Chaque outil à une taille, un trait, un motif et une force bien spécifique. est appelé à découper et façonner le métal selon les partitions du langage poétique.Ces bijoux poussent à éveiller l’imaginaire grâce aux textures et détails qui permettent d’avoir différente lectures.

Karl Mazlo profite de cette immersion à la Villa Kujoyama pour poursuivre et enrichir cette idée de bijou grâce à l’ambiance et aux échanges entre ces deux cultures complémentaires.

 

Objets de rencontres :

 

Depuis 2014, Karl à crée plus d’une centaine de bijoux en souvenir de sa première rencontre avec le Japon. Il a aujourd’hui l’ambition d’aller plus loin dans sa démarche en scellant dans la matière précieuse, ces rares moments de partage entre la culture Japonaise et Française. Au cours de sa résidence, Il intègre l'atelier Seikadô, spécialisé dans l'art traditionnel de l'étain. Plongé au coeur de la création où il collaborera avec la complicité d’artisans de cette maison. 
Ils mélangeront leurs techniques de l’artisanat ainsi que leurs visions de la création.

 

Durée de l'exposition

30 septembre (vendredi) au 23 octobre (dimanche) 2016. Pas de vacances de 10 heures à 18 heures


Evénement durant l'exposition

· Vendredi 30 septembre 2016 de 18 h à 20 h Réception

· 1 octobre 2016 (samedi) 10h - 22h Nuit Blanche KYOTO 2016

※ Pour cette exposition, participation Nuit Blanche KYOTO 2016


Lieu d'exposition : 

Seibundo 4
604-0932 Kyoto-shi Nakagyo-ku Teramachi-dori Nijo Ru Ru
  

Partenaires : 
 


Liens :  Objets de Rencontre  /  Réflexions autour des Haïkus  /  Portrait

OBJETS DE RENCONTRES :

Comme à la maison ! Les hôtes de la Nuit des Musées sont invités à se déchausser pour rejoindre Karl Mazlo sur les tatamis et approcher la table basse où sont disposés les précieux "Objets de rencontres" . Fruits d’une collaboration entre le joaillier et la vénérable maison kyotoïte Seikado, ils associent les savoir-faire de deux villes réputées depuis les plus hautes époques dans le travail des métaux précieux.

« Un musée comme une maison » : ainsi se définit parfois le musée de la Chasse et de la Nature. À l’occasion de la 14e Nuit européenne des musées 2018 , c’est à une autre « maison », à une prestigieuse résidence d’artistes, que les hôtels de Guénégaud et de Mongelas ouvrent leurs portes. Cours intérieures, cabinets et salons du musée sont confiés, le temps d’une nuit, aux résidents et anciens résidents de la Villa Kujoyama de Kyoto. Tentative d’hybridation entre deux demeures des antipodes, le programme de la soirée propose une déambulation entre performances et installations qui fusionne les ambiances de deux maisons aussi singulières qu’hospitalières aux artistes et à la création.
Cette 14e Nuit des Musées est l’occasion de poursuivre avec un éclat festif le partenariat initié en 2016 entre le musée de la Chasse et de la Nature et la villa Kujoyama.

Avec Philippe Rahm (2003), Yan Allegret (2006), Maria Donata d’Urso (2012), Karl Mazlo (2016), Seijiro Murayama et Didier Aschour (2016),  Angela Detanico et Rafael Lain (2017).

Crédit photo: Villa Kujoyama de Jeroen Eisinga.

Horaires
SAMEDI 19 MAI 2018
DE 19H À MINUIT

Accès
62, rue des Archives 75003 Paris
Métro: Hôtel de Ville (1) et Rambuteau (11)
Bus : Lignes 69, 29 et 75

D’où vient votre attirance pour le Japon ? 

Ma fascination pour le Japon remonte à l’enfance. Je suis né au milieu des années 80 et comme toute ma génération, j’ai été biberonné à la culture japonaise de «l’entertainment»: les mangas, en BD et dessins-animés,qui expliquent certainement mon admiration pour les armures de Samouraï, les jeux vidéo, sans oublier les longs métrages d’Hayao Miyazaki... Plus tard, le versant technologique a pris le dessus. Étant motard et amateur de photographie, difficile d’ignorer les motos et les appareils photo japonais… Aujourd’hui, toutes ces références restent présentes en moi mais ce voyage au Japon a fait naître une admiration nouvelle pour les savoirfaire traditionnels. Par exemple, je rêve d’être initié à l’art de la fabrication des sabres. Le Japon a réussi ce mariage improbable entre les avancées technologiques de pointe et la sauvegarde d’une culture traditionnelle et de ses savoir-faire d’exception. Les produits et les oeuvres qui en découlent sont à la fois accessibles à tous et techniquement très exigeants. C’est exactement ce que je cherche à atteindre dans mon travail: me construire avec le temps une technique irréprochable, tout en parlant la langue de mes contemporains. Je voudrais réussir à créer des pièces uniques, entièrement réalisées à la main, dans des matériaux précieux en les adaptant au mode de vie moderne. Par exemple, au Japon, la recherche de beauté transparaît dans chaque détail du quotidien : le mobilier urbain, la cuisine, le packaging…La liste est interminable... J’aime ce côté «profil bas» d’un raffinement qui se diffuse dans toutes les strates de la vie, de la plus modeste à la plus exceptionnelle.

 

Pouvez-vous en dire davantage sur votre processus de création ?

Je suis d’une nature impulsive. Au moment de créer, je n’analyse pas mon travail… Je ne comprends souvent qu’après coup ce que j’ai voulu dire et en général cette compréhension n’arrive qu’une fois que je suis mis face aux commentaires faits sur mon travail. C’est à ce moment-là que je déroule le fil à l’envers et que les choses prennent un sens. En dehors de l’architecture et du design, je puise l’inspiration dans les choses les plus simples, généralement issues du quotidien : une information captée lors d’une discussion, un concert, une expérience culinaire, une lecture ou de simples échanges entre amis. Toutes ces informations se retrouvent ensuite brassées et condensées dans un dessin ou dans un bijou. La musique est très importante également puisque j’en écoute en permanence, que ce soit à l’atelier, chez moi ou sur ma moto. Dans le processus de création, la musique réactive mes souvenirs, mes émotions passées 


"Chaque bijou porte également une pastille ronde sur laquelle ont été apposés les poinçons. C’était une façon pour moi d’aller jusqu’au bout de l’allusion aux peintres et calligraphes japonais, qui signaient chacune de leurs oeuvres d’un sceau"
 

Modèles : 

Julie Solia Annie / Claire Magni / Kevin Chamotte / Clara-Lou Nadel / Clément Jack / Matthieu Pélisson / Gabriel Jacquelin-Cluzot / Benjamin Valode / Mirana Rakotozafy / Eva Vuillem / Maximilien Chanu-Manouïloff / Hermès Mazlo / Fanny Haag / Michel Vedette / Julie Racault-Petrovski / Paula Ka / Laurent Chesneau / Julie Monceau / Isabelle Gallou / Thomas Lemoine / Gabriel Müller / Vega Lelong / Johanna Wagner / Kristján Jackson

Lauréat du concours régional d'Ateliers d'Art de France
une exposition se tiendra du 25 septembre au 20 octobre à L’Atelier, 55 avenue Daumesnil, 75012 Paris.
Vous pourrez y voir les pièces réalisés entre la maison Seikado et Karl Mazlo.

Pour la 7e année consécutive, le Concours Ateliers d’Art de France révèle la diversité des métiers d’art sur le territoire français, reflète leur dynamisme et leur richesse créatrice. Il est le portrait de l’ensemble des caractères, des signes et savoir-faire de chacune de nos régions.

Les candidats ont la possibilité de concourir avec une œuvre de création ou de patrimoine. Ils obtiennent grâce à l’accompagnement d’Ateliers d’Art de France une visibilité importante tant dans leur région que sur le plan national.

Ce sont plus de 300 candidatures qui ont été reçues cette année pour les catégories Patrimoine et Création confondues, dans les 13 régions.
Céramiste, verrier d’art, créateur textile, joaillier, plumassier, ébéniste d’art… Le panel des savoir-faire est toujours aussi vaste. Il en dit long sur l’incomparable richesse de ces métiers d’exception.


Informations : 

25 septembre au 20 octobre à L’Atelier, 55 avenue Daumesnil, 75012 Paris.

En savoir plus

Cette exposition réunit des créateurs qui ont bénéficié de ces dispositifs mais aussi des lauréats des Grands Prix de la Création de la Ville de Paris ou encore des résidents des Ateliers de Paris.

Création sous influence révèle la richesse de ces dialogues sans cesse réinventés par les créateurs qui entretiennent ainsi le pont esthétique, cultu- rel et économique entre la France et le Japon.

L'exposition Création sous influence à été conçue par Françoise Seince, directrice des Ateliers de Paris à l'occasion du 60e anniver- saire du Pacte d'amitié et de coopération entre Paris et Kyoto et du Tandem Paris-Tokyo. Elle a été réalisée grâce au soutien financier de la Ville de Paris et de l'Institut français en partenariat avec l'Institut français du Japon, la Ville de Kyoto et la Ville de Tokyo.

La scénographie a été conçue par Studio Monsieur.

Cette exposition réunit des créateurs qui ont bénéficié de ces dispositifs mais aussi des lauréats des Grands Prix de la Création de la Ville de Paris ou encore des résidents des Ateliers de Paris.

Création sous influence révèle la richesse de ces dialogues sans cesse réinventés par les créateurs qui entretiennent ainsi le pont esthétique, cultu- rel et économique entre la France et le Japon.

L'exposition Création sous influence à été conçue par Françoise Seince, directrice des Ateliers de Paris à l'occasion du 60e anniver- saire du Pacte d'amitié et de coopération entre Paris et Kyoto et du Tandem Paris-Tokyo. Elle a été réalisée grâce au soutien financier de la Ville de Paris et de l'Institut français en partenariat avec l'Institut français du Japon, la Ville de Kyoto et la Ville de Tokyo.

La scénographie a été conçue par Studio Monsieur.

Projet de collaboration entre 20 artistes et artisans de Kimoto et de Paris, visant à échanger les inspirations à travers les interactions culturelles et techniques et à créer de nouvelles œuvres adaptées au marché mondial de l’art. Le projet “SAVOIR-FAIRE DES TAKUMI” est né de la collaboration de Paris et de Kyoto.

20 artistes et artisans choisis dans les deux villes visitent les ateliers de leurs partenaires, apprennent des techniques étrangères, s’inspirent d’ateliers pratiques et de discussions et créent de nouvelles œuvres orientées vers les marchés mondiaux de l’art et de la décoration d’intérieur.
Le nouveau royaume de l’art et de l’artisanat à travers le dialogue interactif entre artisanat et sensibilité développé au Japon et en France.